En 2006, Hyosung soigne sa 125 routière et la dote d'une version plus sportive qui hérite des éléments de la grosse 650 qui reprend d'ailleurs la même ligne et architecture. Cette 125 coréenne est bâtie autour d'un cadre périmétrique en acier, désormais peint en noir, Le moteur prend lui des tons bronze, mais dans cette version en ne voit presque plus les cylindres qui sont masqués par les flancs du carénage intégral. En effet, la GTR se dote d'un superbe ensemble doté d'extracteurs et de prises d'air qui renforcent l'agressivité générale de la moto. La face avant s'orne qu'un bloc optique superposé qui affine la silhouette de la GTR. La fine bulle s'aligne dessus, mais on se doute immédiatement qu'elle ne protègera guère. Les rétros passent du guidon au carénage et s'articule afin de ne pas trop dépasser en stationnement. Le train avant est ce qui a le plus évolué avec une grosse fourche inversée de 43mm qui impressionne pour une 125. D'ailleurs on ne pas vraiment croire que cette GTR n'est qu'une 125...
On se croit vraiment sur une grosse cylindrée
La ligne est tendue, sans excès, et élégante. Le carénage amenuise finalement le gros réservoir alors que l'arrière ne change pas avec un dosseret de selle effilé, si à la mode sur les sportives, surmonté du petit pouf passager. Celui-ci s'ouvre –avec serrure- pour accéder à un petit coffre qui loge un antivol ou un vêtement pluie. De part et d'autre un crochet permet d'y fixer un tendeur et de transformer la place passager en porte-paquets. Le conducteur est mieux installé avec une large selle. Il se retrouve calé entre le dosseret et le réservoir de 18 litres, bras tendus pour atteindre les bracelets. La position est franchement sportive, mais pas déplaisante, même si les poignets souffriront à la longue. L'instrumentation est nouvelle et reprend également celle de la 650 avec un compte-tours analogique doté d'un bloc numérique avec le compteur, la jauge à segments, la montre et divers voyants. Cela nous change avec bonheur de l'ancien bloc et donne un coup de jeune à la Hyosung. On remarque également les peintures vernies alors que le gros réservoir reste doté d'un bouchon articulé fermant à clé.




